baniere zr7s

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Essai du magazine MotoMagazine du 14 janvier 2001.

750 ZR 7-S
Présentation
 

À mi-chemin entre le roadster et la basique, la ZR-7 manquait d’un tête de fourche. C’est chose corrigée, grâce à la version S. Confortable et offrant une bonne autonomie, elle permet d’envisager sereinement les départs en vacances. Sur les départementales, facile et homogène, elle s’inscrit sans effort sur la trajectoire, même si elle n’a pas la rigueur d’une sportive quand le bitume se dégrade. Le double disque double piston est efficace, tout en conservant une progressivité rassurante, alors que le frein arrière est plus timide. La selle basse, le bon rayon de braquage, le poids modéré, et la position décontractée, rendent cette moto accessible à une large public. Le moteur, un quatre cylindre 8 soupapes refroidi par air, est d’une souplesse exemplaire. En revanche, il ne se réveille sérieusement qu’à partir de 4 000 tr/m pour monter sans faillir jusqu’à 10 000 tr/m. Sans être excitante, la ZR-7S est donc une moto économique, convenant à la fois à un usage quotidien, et au voyage. Cette polyvalence contribue à son succès.

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Essai du site Moto-Station du 05-11-2003

Kawasaki ZR-7 : l'essai complet

A titre d'info, feuilletons nos vieux catalogues moto et prenons l'exemple de la Kawasaki Z 750 L de 1982. Plongeons dans sa fiche technique, regardons la cylindrée, 738 cm3, puis l'alésage, 66 mm, la course, 54 mm, soit exactement les mêmes valeurs que celles portées sur la fiche technique de la nouveauté. Comparons maintenant la forme des carters. Tiens... Le moteur de la ZR-7 était déjà au catalogue du constructeur en 1982 ! Il a donc au bas mot 20 ans d'âge, puisqu'à l'époque le Z 750 L était lui même étroitement dérivé du Z 650 des années 70. Afficher la ZR-7 à un prix quasi équivalent à celui des Bandit ou Fazer peut ainsi sembler "gonflé" dans l'absolu, puisque sa mécanique est incontestablement dépassée et de toute façon archi rentabilisée ! Mais la vérité, elle, se trouve bien ailleurs, en fait du côté entre autres des W 650 et ZX-12 R ! Complètement inédites, ces motos ont entraîné des frais de développement très importants. Pour les afficher à un tarif réaliste, il fallait donc bien que le constructeur répercute leur coût sur le prix de vente de machines nettement plus innocentes et populaires comme... la ZR-7 par exemple. Cette logique est d'ailleurs présente dans les gammes concurrentes, où les produits les plus chers ne rapportent pas forcément le plus d'argent. Bref, la question se pose donc ici tout naturellement : Cela vaut-il bien la peine d'investir dans une moto affichée à un tarif qui ne reflète pas sa vraie valeur ? Pas d'a priori chez moto-station, prenons la peine d'essayer la ZR-7 avant de statuer !

Un comportement inattendu

Kawasaki ZR-7

Le premier contact visuel est plutôt flatteur. Le look classique du moteur aux dimensions généreuses s'intègre harmonieusement dans une robe nettement plus élancée. Ce qui aurait pu sembler un handicap s'avère un habile tour de passe-passe, surtout dans ce magnifique coloris bleu métal. Avec ses multiples ailettes de refroidissement, son gros couvercle en bout de vilebrequin abritant l'alternateur (derrière les cylindres sur de nombreuses motos aujourd'hui), le quatre cylindres inspire le respect. Et sa ligne d'échappement chromée une certaine virilité. Le volume général de la ZR-7 rappelle d'ailleurs davantage les cylindrées supérieures que les roadsters 600 actuels. Ce qui ne manque pas de charme une fois en selle. L'ergonomie de l'engin est très naturelle. L'étroitesse de la selle au niveau des cuisses tranche nettement avec l'encombrement moteur. Mais, celle-ci s'élargit ensuite sous le fessier et procure un confort épatant. La position des repose-pied se révèle adéquate, les jambes épousent sans gêne la forme douce du réservoir. La Kawasaki met immédiatement à l'aise, comme si on l'avait toujours pilotée. Et puis, les premiers tours de roues enfoncent le clou. Inattendu, le comportement de sa direction est un régal. Agile, presque légère, elle rappelle un peu les motos du milieu des années 80 à roue avant de 16 pouces, sans cette fâcheuse habitude de "tomber" en virage. La géométrie de cette moto, doublée d'un large guidon, participe grandement à cette impression de facilité ressentie à bord. Malgré ses 230 kg, la Kawasaki réserve une prise en mains très instinctive. D'autant que son moteur met le pilote à l'abri de réactions brutales.

Près de 9 l./100 km !

Kawasaki ZR-7

Plutôt mou à bas régime en raison d'un bridage sévère (pollution, bruit), dévoilant même un "trou" embêtant vers les 3000 tr/min et une réponse parfois hésitante à la remise des gaz, le quatre cylindres se réveille enfin à l'approche des 5 000 tr/min. A ce moment, c'est un peu du vieux Z 650 qui remonte de la nuit des temps. On oublie alors l'exubérance des 600 actuels pour une efficacité différente. Calée en cinquième, sur les grands boulevards ou dans les enfilades sinueuses, la ZR-7 maintient son rythme avec beaucoup d'aisance. Inutile de débrayer, ses reprises sont très convaincantes. Elle délivre une puissance suffisante et facile à exploiter en conduite tout simplement normale. Bref, voilà une vraie copine qui ne s'encombre pas de manières pour vous emmener à une allure enlevée mais raisonnable avec bonne humeur. C'est à coup sûr sa grande force, surtout par rapport aux roadsters 600 moins agréables à mi-régime. Cette qualité fait qu'on lui pardonne volontiers une boite de vitesses un peu lente et dure. Bientôt, l'engin file à 170 km/h de croisière pour 8 000 tr/min et engloutit près de 9 litres aux 100 kilomètres ! Si bien que la jauge a bien du mal à rester dans la première moitié du cadran, malgré le gros réservoir de 22 litres. Heureusement, optimisé par la bulle optionnelle montée sur notre moto d'essai, le confort à bord de la Kawasaki se situe dans la bonne moyenne. Certes, les suspensions sautent volontiers sur les grosses bosses, la tenue de cap se dégrade légèrement à l'approche du maxi (mieux vaut éviter de s'accrocher au guidon), mais la ZR-7 n'en demeure pas moins saine et prévisible dans ses réactions. Sans trop pousser le bouchon, elle peut même s'accommoder de quelques séances sportives, à condition d'enrouler sans trop forcer au guidon. Son freinage nécessite alors de tirer fort des quatre doigts sur le levier pour faire apprécier une puissance suffisante.

La puissance ne fait pas tout

Kawasaki ZR-7

Reste maintenant à répondre à la question posée en intro : Cela vaut-il bien la peine d'investir dans cette moto affichée à un tarif qui ne reflète pas sa vraie valeur ? Si on avait du considèrer le strict rapport qualité/prix au lancement de cette moto, sans doute pas. Car il existait alors sur le marché des machines aussi polyvalentes, plus performantes, dotées de mécaniques plus modernes et affichées à un tarif très voisin. Mais depuis, Kawasaki a très sensiblement revu à la baisse le prix de sa moto... Si on y ajoute cette fois des qualités telles que l'agrément de conduite et l'efficacité au quotidien, cette ZR-7 mérite alors vraiment que l'on s'attarde sur son cas. En la dotant d'un petit tête de fourche, elle pourra alors faire le bonheur d'un bon nombre d'entre nous. Tout en nous replongeant dans une époque où la puissance ne prenait pas le pas sur tout ce qui peut rendre une moto réellement attachante.

Photos Yud Pourdieu le Coz






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